Assise sur le quai, j’attends tranquillement que ce train arrive, ce train qui m’emmènera loin. Oui poursuivre ma vie, passer à une autre étape, j’attends juste ce train. Cette fois ci je le prendrai, cette fois , je n’attendrai pas la fois suivante car je sais qu’il ne repassera peut être jamais . Qu’ il vienne et sans aucunes hésitations je l’emprunterai, j’avancerai !
Même si cela m’a paru long, je tourne enfin la page. J’y suis enfin, je prends le train de ma vie !
Il est là , il sonne , je me lève , ma valise en mains ,prête pour le départ, un dernier regard en arrière. Une pensée pour toi amour espéré. Je n’ose pas regarder à l’horizon car je sais que tu n’y es pas à m’attendre, à courir pour me retenir. Ce genre de scène n’existe que dans les films !.Mais même si aujourd’hui je sais que le romantisme c’est juste pour Hollywood, là un vent venu du passé me balaye la nuque, et mon âme se laisse penser à toi mon cher et tendre.
je t'ai longtemps attendue, et toi jamais tu n'as su ….
je t'ai longtemps aimé, plus que les mots ne peuvent le signifier .
A mon grand regret, notre histoire à nous, c’est l’éternel histoire de ces personnes qui s’aiment tant et qui jamais ne se le disent, par orgueil peut être et aussi par manque de maturité surtout.
Oui je t’aimais et toi jamais tu n’as vu !!
J'ai cru que dans mes yeux tu lirais la joie chaque fois que j’étais avec toi .Mais jamais tu n'as osé .
Parfois je t'ai senti si proche que les fois où tu étais si loin, le souvenir de cette proximité me revenait et j'espérai encore que tu reviennes .Et tu revenais toujours !!!
Là ton sourire me faisait oublier bêtement toutes ces résolutions que j'avais prises lorsque tu avais claqué la porte et que tu m'avais laissé si vide.
Non, comment aurais-je pu résister, tu étais là à nouveau et à nouveau et j'espérais, c’est tout ce qui comptait !
Je sais, tu n'as jamais vu mes larmes et que ma carrure implacable ne laissait rien transparaitre pour que tu puisses deviner mon amour. Mais je t'aimais à ma façon .Oh si tu avais su combien !
Mais à vrai dire, Peut être le savais tu déjà, et feignais –tu de l’ignorer parce que tu n'étais pas encore prêt. Peut-être en avais-je trop demandé à un enfant pas encore prêt à devenir un homme ?
C’est une évidence, les femmes murissent plus vite. Alors que moi j'étais déjà une femme toi tu étais resté ce garçonnet, toujours insouciant, toujours à la recherche du beau et de l'irréel, évitant toujours toutes attaches.
Parfois pourtant tu me dévoilais un peu de toi, comme un rideau entrouvert sur l’extérieur, quelques rayons de soleil pénétraient et là alors tu me parlais comme un homme parle à une femme. Pendant ces moments-là, en te regardant je me disais qu’aucun autre ne me rendrait aussi proche de moi car en toi je trouve le vrai « moi » . Et même si ma seule envie après ces aveux était à mon tour de te chanter les secrets de mon cœur, je me souvenais que j’étais une femme et qu’une femme ne dit jamais oui aussi simplement. Aussi intenses soit la passion, certaines règles de conquête doivent être observées. Tous les hommes le savent. Mais bien sûr, toi tu n’en étais pas encore un. alors comment te demander de comprendre ???
Malgré ta carrure, ta beauté, ta voix et ta virilité à mon grand regret Tu n’as avais pas assez grandi pour savoir … :
… Un homme insiste jusqu'à ce qu'on lui cède. Un enfant ne supporte pas qu'on lui dise non .
Moi je suis une femme et une femme s'assure d'être aimée, d’être comprise et d’être pour son homme le plus précieux joyau.
Alors pour savoir jusqu’où tu irais pour moi, je t’ai dit non . Un « non » du bout des lèvres mais un « non » quand même. Et toi tu n’as pas fait appel.
les remords ont alors remplis mon âme, Pourquoi l’avais-je prononcé ce « non » , pourquoi t’ai-je éloigné ???
Malgré tout je t’aimais ….
Et j’aurais pu jeter au diable ces rituels d’amour que nous enseignent nos mères. Oui , j’aurais pu prétexter la jeunesse de ton âme pour t’éviter ce duel, mais mon cœur aurait été hanté par le doute et tes baisers seraient devenus pour moi un bien mal acquis.
Alors j’ai continué à te dire « non « et je ne regrette rien finalement. Car je l’ai fait en attendant qu’enfin pour moi ton orgueil se plie. Ah quelle attente ! Et de mot pour dire le simple !. Que de parole pour dire aujourd’hui ce que je n’ai pas osé alors !
Pour moi, j’aurais voulu que tu décroches la lune ou du moi qu’au moins tu essayes.
Le regard est ce miroir qui trahi notre âme, alors parfois lasse d'attendre je t'ai attiré. effrayée rien qu’à l’idée de te faire fuir loin de moi, après t’avoir dit « non », je te tendais une perche pour que tu la saisisse et te rapproches ,afin qu’une fois proche tu comprennes mon espérance juste en lisant dans mon regard tous ces mots que par orgueil je ne pouvais prononcer .Mais prise à mon jeux, je finissais par ausculter le tien, et en regardant tes yeux ,sans illusion je savais que ton âme était déjà mienne . Aujourd’hui pourtant je me demande si ce n’était pas le reflet de mon amour pour toi que je lisais dans tes yeux, puisse que ton regard plongé dans le mien ne pouvait que refléter ce qu’il voyait : mes yeux pleins d’amour et avide de toi .
Oui peut être que tu ne m’aimais finalement pas tant que je l’imaginais. Alors pourquoi moi, t’aimai-je autant. Et surtout, pourquoi t’aimai-toi et juste toi ??
tu n'avais ni le courage de Yan le grand, ni la bravoure de Wilfried le courageux et la richesse de Renée , pourtant sans comprendre je t’avais choisi.
« Je vous en prie faites que je l’oublie enfin » le ciel ne compte plus les fois où j’ai fait cette prière. Le nombre de fois où dès mon réveille mes pensées portées vers toi témoignaient un
non exaucement . c'est toi que j'avais choisie pour une raison que j'ignore jusqu’ici . et pour une raison que j’ignore encore, plus Dieu ne voulais pas que je t’oublie .
Je t’ai attendu !
Ah que de temps perdu à t'attendre sur le perron de la maison, à attendre que tu revienne de tes exiles passagères, à attendre que tu murisses et me reviennes enfin .
Que de temps passé à lutter pour t’oublier et à t’aimer encore plus fort que je luttais.
A 16 ans j’étais déjà prête ! j’avais assez de courage pour tous deux. Quand on a l’habitude de se battre pour tout , on a pas peur de se battre pour obtenir l’amour. Pour moi ton amour était enfin une raison plus valable alors j’étais prête à me battre pour toi.
Je volais juste être ta sécurité et ta joie et ta paix . Mes épaules étaient assez grandes pour te porter . je voulais juste que tu m’aimes. Que tu m’aimes assez pour me faire oublier tous ceux qui ne l’on pas faits. Je voulais juste être sur que ton amour durai éternellement, car le mien est resté éternel.
Mais comme avec eux ,ton amour était juste suffisant pour un moment et je ne pouvais me contenter « juste d’un moment » je te voulais pour la vie . l’expérience m’a prouver que le temps ne fait pas croitre l’amour, il le met juste à l’épreuve et comme tous, tu as failli .
Alors j’ai arrêté de prier pour ne plus t’aimer, j’ai juste prier pour que tu ne m’oublie pas comme moi je n’arrivais pas à t’oublier. j’ai juste attendue. Mes vœux à chaque nouvelles an se sont portés vers toi , à chaque bougie que j’ai soufflé , je n’ai songé qu’ à nous .
Et soudain elle était là : Ste Catherine, elle frappait à ma porte et Il fallait décidé !!
. je t’avais attendue 9 ans . 9 ans c’était écoulé depuis ce soir où tu m’avais passé la main dans les cheveux, 9 ans depuis ce soir où j’avais dansé avec toi et que tu m’avais dit que j’étais l’unique . 9 ans que l’adolescente que j’étais avais découvert ce que c’était d’aimé .
9 ans que tu n’évoluais pas. Comme une mère ma déception fut de me rendre compte à chaque fois que tu restais un gamin. et qu’à t’attendre, je finirai sur le perron de la maison à regarder le chemin que tu avais pris lors de ta dernière visite .
Alors j’ai arrêté de lutter . ..
j’ai compris que je t’aimerai certainement encore longtemps et que lutter ne servirait à rien. J’ai juste décidé de vivre avec . Car à trop s’efforcer d’oublier, on ne fait juste que mettre de la lumière sur ce que nous voulons occulter.
Un autre par contre ne m’avait pas oublié :Renée et peut être qu’il ne m’attendrai plus longtemps. Alors cette fois ci j’ai dis : » oui « . « Oui » à un autre que toi, « oui » à un vrai homme . L’homme c’est celui qui part en conquête et prouve sa valeur ,. Oui parce que Ma jeunesse , ma beauté ne resterai pas éternellement . J’ai souri, il a souri à son tour et une date a été fixé.
Ce jour là………..
………J’ai mis ma plus belle robe. ma mère a pleuré ce jour-là . Mon père m’a dit ce que je rêvais qu’il me dise toutes ces années :Ils étaient tous là ,fiers de moi et portefeuille en avait mis d’accord plus d’un la justesse de mon choix .
A la fin de la cérémonie, pendant la pose familiale j’ai souri pour être belle sur mes photos. Dans 20 ans Je me rappellerais ainsi ce jour là . De belles images pour se souvenir de ce « beau jour ». Les souvenirs dit-on font revivre des moments inoubliables.
Mais mon plus beau souvenir restera ce soir où au claire de lune j’ai dansé avec l’amour de ma vie . Il n’y avaient ni caméra ni photographe mais ce moment est immortel pour moi . La clarté du ciel ; la beauté de tes grands yeux ,ton souffle si chaud dans mon visage, n’ont pas besoin de cliché pour rester éternellement gravé. Je suis partis parce qu’il le fallait et que même si l’on est amoureux le temps ne s’arrête pas pour autant . Le bon sens :encore une autre caractéristique des femmes .
by SARAH KR, tous droits réservés.

un peu fleur bleu ...
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